05 octobre 2007
Before : Note 199

Jolie petite étoile morte, Défoncé matutinal et ton Graal comme un rêve sans relief. Vieux singe avant l’heure, grimacé de rictus à la rigole, riant à pleines dents de tes constats suicidaires. Tu clapotes de larmes dans tes soliloques, clopin-clopant tu clopes jusqu’à l’aube et galopes après tes fantasmes de mort-né. Tu gargouilles, tu te gargarises de théorèmes en bohème, de vieilles idées qui sont en fait toutes faites et plus jeunes que le monde, plus primales que les pets autochtones du premier mâle venu de la première ère. Tu limaces en te prenant pour Antilope, tu te salopes mais c’est Gallinacé dans sa coquille, Narcisse en son reflet. Ô joli petit trou du cul ! Tes romances qui glapissent et tes cinquante romans comme cent prémices de Néant. Ô prépuce des précipices ! Tu ne finis rien que pour recommencer et ne commences que par défi pour ne rien finir : Juré craché promis. Tu minaudes, tu miaules dans ta piaule, tu dépotes sur tes vieux potes et cagues belles crottes, enfiles les bagues aux doigts et les doigts aux culs. Beau salop à la peau d’enfer, sot ballot qui à trop en faire se tasse et s’effondre, dans son âge d’ado erre de culs en adultères, dans les halos de lumière rigole des ombres et se fout des auras. Anarcho-poète et anachorète, boit-sans-soif sans Soi beauf, tu bois le vin bouchonné si le Gin est frelaté et le J&B avec du coca si le Cardhu est vidé. Ô Classieux petit vicieux, Chassieu petit vineux. Tu es vraiment une jolie petite comète dans ta planète, jamais sans arrêts. Tu brilles encore mille vieilles années posthumes derrière toi. Un feu d’artifice de vomis en toile dans le ciel de tes ors d’Etoile. Tu sirotes l’Après dans des gobelets en plastique qui ressemblent à du cristal. Pareil à l’orfèvre de l’Irréel tu fignoles le diamant de l’Avant à coup de cul-secs à la gnôle. Joli petit môme d’un quart de siècle, petit Adam de la vodka-pomme, adepte du vivre comptant payant rubis sur l’ongle ses cubis d’Ivresse. Tu as tes yeux pleins de prières sans queues ni têtes, au-dessus de toi tournoie une auréole qui a perdu la boussole.
Serais-tu saoul à Jérusalem que tu pisserais aux pieds des minarets en rigolant à la barbe du Prophète, serais-tu la descendance d’un insecte de Mathusalem que tu rirais à la barbe du Temps comme à celle du Bon Dieu. Serais-tu un vers ivre dans les intestins grêles de Bacchus que tu ferais le fier en te tapant l’anus, en te tapant des muses, en t’amusant des coquettes d’Eros tu te gaverais jusqu’à l’os. Serais-tu un conteur que tu le serais de comptoir, et comptant sur tes avoirs à boire te resservirais un Trou Noir, suave spécialité du Bar des Alcoolos Notoires.
Au singulier, Poil de carotte et sa coupe au bol, puis des années plus tard au pluriel : Coupes pleines jusqu’à la coulpe d’alcools, une découpe des veines et une saignée des rêves.
Jolie petite étoile morte. Les bulles de bières du matin, les rots de scotch le soir, le boulot en jachère et bien le bonsoir : La Zubrowzka n’attend pas ! A l’Ombre du cadran, le temps, pantin gnomonique, s’en balance de ce qui passe comme de ceux qui passent : Les aiguilles qui se défilent, la ronde des secondes qui abrutissent, quelques minutes de silence pour les quelques heures restantes. Un dernier bouchon de Pastis ou un premier délice de Ricard ? Oh Con que c’est bon. Et la Smirnoff sera claquée à la santé de Boulgakov ! Oh fadas buvons et buvons. A la santé des cochons et à celle des bouffons d’égouts, aux mimes mous et aux fous aphones, à celle des pucelles de la rondelle et à celle des puceaux du prépuce, à la musique et à l’accordéon, aux partouzeurs de la bafouille et aux frimeurs comme aux arsouilles !
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