16 octobre 2007
Extrait d'une autobiographie psychothérapeutique.

(...) C’est Rimbaud qui me fascinait le plus. Je le lisais des heures, seul dans la forêt, au sommet de mes arbres ou dans mes grottes de feuillages ou de pierres. J’ai retrouvé dans mes cartons, il y a presque dix ans, ce qui est je crois mon premier poème. En tout cas le premier dont il m’est resté une trace (Bien que je l’ai perdu entre-temps, comme mille souvenirs, de déménagement en déménagement, de crises en crises, de delirium en tremens). Il est daté du 07 juillet 1992, soit 4 mois environ avant la mort de mon père. Je trouve intéressant de le recopier en l’état, avec ces maladresses, et surtout avec sa fin. J’avais 14 ans.
Arbre majestueux aux feuillages tendres
Mon corps se penche sur ton corps
Je suis le jeune enfant de la forêt palissandre
L’ombre blanche de ton décor
Laissant glisser ma peau sur tes écorces
Appréciant tes écorchures
J’essaye de croire en la beauté féroce
D’un poème aux belles allures.
J’ai lu Rimbaud dans tes feuillages
Et d’autres littératures peu sages
Mais l’odeur de ta sève reste
Pour moi le nectar céleste.
Arbre énorme aux branchages solides
Sache apprécier le désir avide
De ces premiers vers maladroits
Qu’un jour je mettrais à l’endroit.
Je lis en moi comme une nuit
Sait déchiffrer le parchemin des astres
Mon innocence loin des désastres
Me laisse en Toi, immature pour la Vie.
(...)
19:40 Publié dans Fantaisies " erreurs de jeunesse " | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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