28 octobre 2007

Un sommeil caïeu.

 

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L’œil de Caïn qui bourgeonne dans le sommeil
Le reflet d’un Narcisse décharné en eau trouble
L’ombre de Morphée planqué dans « l’étron vermeil »
Les synapses vinés d’un Bacchus qui voit double.

Les nervures musculeuses d’un divin David 
Les brûlures au Zénith d’un Phénix dézingué
Les écorchures d’un Jésus qui se vide
Le cyanure qui s’écoule d’un Socrate éthéré.

Qui se prend pour Sisyphe, qui pour Icare ?
Somme toute ne sommes nous pas que les vains bâtards
D’une kyrielle de saints, de seins de Déesses,

Laiteuses abstractions, hideuses mandibulations
Trompeuses allégories de nos incarnations,
Nos âmes fanées ne valent pas mieux que nos fesses.

 

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