09 janvier 2009

Plantureux délirium.

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   Car que peut bien vouloir La Vieille Dame, d’autre que ma mort, quand elle m’aura essoré, vidé de toute ressource. Je regarde à l’emplacement de La Plante et je me dis que j’en étais le père, et que La Vieille, qui ne mérite plus d’être dites Dame, que la vieille Morue en était la mère et dam! un coulis de frisson me mange du dedans, toutes mes tripes à la sauce Diable. Elle me tient par les couilles mais c’est la semence de mon âme dont elle se sert, en plus de celle que Don a prélevé, la semence de mes jouissances plus que privées... Je regarde Veng, déchiré d’impuissance à ne rien pouvoir lui dire car il n’entraverait que couic à cette histoire, déjà que moi...

 

   Des vagues d’images transitent par ma mémoire. Mon père écoutant Duke Ellington en souriant à ma mère avec qui je danse dans le salon. Ce même père et un de ses comparse, renvoyés à leur Poussière Originelle dans un désert aussi sec que ce qu’étaient devenues leurs âmes. Le docteur Fardesque se servant un cognac pour écouter mes silences danser avec Freud et mes sarcasmes avec Lacan, ce même Fardesque ayant rejoint toutes les vieilles barbes psychanalytiques sur leurs divans en nuages, blablatant de Moi et de Soi, de conscience et de lapsus, de rêves et de trauma, analysant peut-être le deuil de leur propre personne dans une hilarante ironie du sort. Ma mère, muse des poètes, déesse des caves de jazz enfumés dans le Paris des années folles, aujourd’hui planté-légume dans la cellule capitonnée d’un asile innommable. Des images et des sons comme le rire d’Antonin ou les miaulements rauques de félin affamé d’une Bougonne réclamant sa part de nourriture terrestre, une pâtée au thon.

   Des images… Le portrait d’un jeune ange déchu que je pourrais décrire comme-ci comme-ça, si j’écrivais non la réalité mais un livre à ne pas mettre entre toutes les mains : sa peau était de cuivre et d’une douceur d’enfant pas sage. Il savait de ses mains fines et de ses doigts malins tous les usages du vice. On pouvait lire dans certains de ses regards la détresse d’avoir vieilli trop vite et l’innocence perdue, mais parfois, si le soleil avait l’idée de se coucher du bon côté de la nuit, des relents de rire d’enfant cachés derrière le roc de sa destiné laissaient éclater un semblant d’espoir : qu’une passe effaçait rapidement, disparaissant derrière la concentration qu’il mettait à compter ses billets, il devenait une ombre. Son cul tellement donné-vendu n’en était pas moins si mignon qu’il portait facilement aux panacées les désirs libidineux des clients plus ou moins salauds. D’une nature priapique il n’avait pas même besoin de fermer les yeux ou d’imaginer un garçon comme on en imagine en Amour pour bander raide et satisfaire à toutes les envies. Mais rituel, alors que la porte de la chambre se fermait, il ouvrait une autre porte, plus petite, plus étroite, qui ne laissait toujours passer qu’une seule larme. Il avait gravé sur le torse un tatouage de protection qui ne l’avait jamais protégé que des moustiques et des gales, une litanie qui avait oublié d’officier, un poème désoeuvré, pareil à un mirage qui ne disparaissait jamais mais n’en restait pas moins un mirage. Il promenait la petite ombre de sa petite silhouette dans les marigots où se noyaient les catins gays sans Marie à prier ni parents à faire rire ou pleurer. Il ne valait ni la corde pour se pendre ni la sueur du charpentier qui aurait pu lui faire une poutre assez solide pour ne pas craquer sous le poids d’une tristesse enfouie si profonde en lui que la déloger relevait d’une plongée que personne n’aurait voulu tenter. Et il n’eut pas même le loisir de choisir sa mort. Il avait pourtant ce truc de beauté indicible, à faire taire le roulis du temps et stopper net le tourneboulé de l’univers, mais Beauté n’est pas Vie et il mourrait d’une maladie plus laide et infâme que la plus laide et la plus infâme des geôles cambodgiennes. Dans laquelle je finirais pour ne pas l’avoir tué et ne pas l’avoir aimé non plus, pour ne pas l’avoir connu mais pour avoir croisé sa morue maquerelle, Mère salope et bornée.

   Qui aura-t-elle seulement payé pour son enterrement? Et qui aura-t-elle seulement fait mander pour graver une épitaphe sur son urne : « Mort pour une Plante sans vieillesse. ».

 

   Epuisé par toutes ces questions, pour la première fois je coupais une tête à Gourmantine, huileuse et suintante, et roulait un cône immense que je fumais comme pour mourir mais mourir doucement, et l’en-sommeil me gagna à demi, l’en-rêve à moitié, je délirais accroupi entre trois palmiers.

 

Premier texte du premier test, inspiré par Gourmantine, maîtresse parmi d’autres de mes détresses en prose épanouie et gratuite au Monde :

 

   « At Home! La ripaille est festive : grandes joies aux massacres. Simples repas gourmandées par mille et mille mandibules. Fourmis à repaître, araignées à collerettes se bouffent des lichettes de pains, grignotent par les reins d’absurdes petits nains de jardins, sandwichs miniatures en miettes,  et des demis restes de nourriture terrestre. Tout avance rien ne recule, si ce n’est moi à l’approche de ce gros rat ici-là, ou prenant mon envol devant une farandole de cafards de cauchemars, devant une faribole de bestioles aimant le vieux lard : d’émois fuyant à tire d’ailes devant les assauts des insectes barbares! Errant Errant Petit Peter Pan flottant parmi les moustiques, je bats la retraite en excès de zèle, nonobstant de faire fi de ces vampires aux acharnements flap! Mais les pléiades de ces affamés zozotent en vices à mes oreilles et d’effroi je tombe, tel un Icare en fin de parcours dans les sombres poussières d’une rue trop étroite, atterrissant dans un foutu tintamarre, un nid de vipères qui s’ensoleillent à la chaleur des pierres. 

 

   « Bruissants, serpentent de lascifs lézards mais lézardent aussi de biens sombres couleuvres. Langues fourchues me chatouillent le cul, venins pervers s’amusent et m’abusent de par-dedans, autour et au-dessus, ils infectent mon épiderme de céruse de touches en crocs qui me font des rougeurs de plaies ocres. Mais babilles! Vétilles! Je suis une force et je vous renie et je vous conchie! Je vous hurle mais rien n’y fait et je dois fuir, malhabile je fuis poursuivi maintenant par de petits roquets aux pelages mités me coursant les chevilles, écumants d’aigreur, sur moi aboyants d’une voix de déraille à faire peur! Je m’accule en refuge dans un troquet d’allure aussi douteuse que les fumets qui émanent des marmites semblants faites pour m’offrir, posthumes une dernière fête. 

 

   « Ô mes insectes aux pattes croquées qui restent entre les dents, aux bruissements qui infiltrent les rêves! Ballerines à carapaces, sales bestioles loquaces jusque dans les sommeils! Viles harpies perçantes et dardées! Tourbillons et carmagnoles! Dam! vous dansez au rythme du Siam, et des chauves-souris qui acclament à tout va d’un claquement de dents aiguisées, rendent hommage au sang volé en s’envolant alors que je moque l’occident qui gratte ses croûtes blêmes! Vous dessinez dans la nuit suante les emblèmes de vos ironies graciles! Sans problèmes d’inconsciences et avec vos instincts tactiles, criards et riants, vous tissez votre drapeau textile et le plantez pirate à la proue du poème trop facile, dans le crâne du bohême trop futile, que vous laissez à ses teintes blafardes, votre humble serviteur. 

 

   « Sorti pour un repas et un repas bien saoul et sans le sou! Le bouiboui grouille de monde dans la chaleur épaisse de langueurs qui n’ont rien d’océanes. Je sue de toute ma carcasse diaphane, brûle et coule, écoule des frayeurs qui défrayent mes chroniques intimes, mes coliques courtisanes, mes sueurs pas vraiment bucoliques. Des araignées, des grillons, des cafards qu’ils disent marins, grillent sur un barbecue improvisé à deux doigts coupés des égouts de plein air où un triste drille flottait encore hier aussi mort que nos rois. Encore un repas et un repas sous tout! Une mixture entre alchimie et tour de magie que j’avale les yeux ouverts aux étoiles, que je fais disparaître tout de go d’un tour d’intestins en vrac, de vessie en fuite sous une lanterne qui bégaye sa lumière, voile d’un halo, d’une aura mon vomi magistral, qui d’une lumière breloque montre la loque tel que je suis à l’étal.

    Encore un repas! Vite pris et bien rendu. 

 

   « De retour At Home! L’orgie est presque finie. Les araignées et les fourmis mènent le dernier combat pour un os à l’agonie. Bataille arachnéenne entre soldats et reines, ouvriers/ouvrières et mandibules/mâchoires. Cris macabres que je perçois en tendant l’oreille que je me suis coupé pour en faire un sonotone à l’affût : et j’entends dans la bulle de mon espace douteux le brouhaha des sabres et des boucliers, le tohu-bohu cliquetant des pinces qui tenaillent, le choc des membranes et les dentitions féeriques qui mastiquent. Mes orbites sont en flottaisons, elles lorgnent des abstractions pourtant bien réelles : comme des envoûtements sur la sphère planétaire de mon carrelage sur lequel tout ce petit monde est en plein carnage. Rien ne les arrête et moi non plus! 

 

   « Puis je ressors faire face à mille misères à la fois miennes et d’autre-part. Qui sont pires mais en quoi? Je ne donne rien à leurs moignons car j’ai les miens et leurs prothèses sont plus sophistiquées que mes angoisses Et je leur parle plein d’une insolence que rien ne justifie : rien de rien je ne donne rien à tes plaintes de bras-fantômes et de pieds-sans-pieds! Fou oui fou! Je suis amputé d’âme et je marche avec des rêves sans soupçon de réel et sans vie-propre.

Handicapés ou pas nous avons la larme qui a trop coulé car on a eu maldonne! Vois-tu cette trace qui claudique sur et sous ma peau, c’est le dessin empoisonné de nos destins. Il y est marqué et épitaphe et subliminal que l’appeau du chasseur a guigné sa proie et que tout en crasse il gagne un verre de vin de plus et que douze vers en formes d’alexandrins sur parchemin lui seront remis, ainsi qu’au perdant car en guerre comme en paix il n’y a jamais ni perdant ni gagnant. Alors coupons court par le ciel et fier de nos œillères courrons sourd par le fiel! 

 

   « Nous avons, oui festins, l’écho de nos morts en communs, seulement ils n’ont pas pris les mêmes chemins. Alors pourquoi Oui ?! Pourquoi non?! Offres-moi, toi, une goulée de fée verte, et comme la mousse qui recouvre les yeux et les seins des danseuses Apsaras d’Angkor, les mains sciées des déesses violées et des statues pillées, recouvre mon passé de soie et de sourires chantés. Encore! Offre l’eau de feu! De vie! Buvons! A tes moignons et à tes mignons! A l’ironie des sorts, aux insomnies des morts! Trinquons aux fous affolés, aux cous coupés des coqs enchantés pendons la corde des Visions! Offre l’eau de vie et de feu! Laissons libre-écho aux chants des corps et aux folles années passées aux cœurs des ténèbres quand se chantaient dans ces décors ad-vitam nos liturgies funèbres. Buvons mordicus! Soyons anges et démons car des démiurges viendront bien assez tôt nous égorger comme des moutons de Panurges! » 

 

   «  Je me promène avec mon gibet pliant – jouet de bois jouet d’enfant – ma corde une ficelle, toute prête enroulée dans ma poche. Je me promène en entendant sonner des cloches, des résonances de tambours, des cordes pincées de guitares et des hordes de sons pleins des mélodies des steppes et des rues, des déserts et des clubs. Je m’emmène en des jardins qui ne sont pas statiques loin des épiphanies bibliques. La terre me tourne et dans la tête des paysages me claquent ad mémorandum. Valse des Garuda dans mon crâne comme échos vibrionnants des fous et des Chamans! La ville en bas, beauté médisante et noire est un tabernacle sans fonds et sans fins de rires et de désespoirs où mes esprits ahanent du cœur des catafalques : des musiques qui babillent aux entournures du soir, galopent à l’encolure du temps, où les esprits, les autres, font de mon âme un calque copié sur ma silhouette décérébrée.

   « Je me promène dans des ensembles de bas-reliefs fastueux, m’arrêtant pour me soulager dans des latrines où rois et reines soulagèrent aussi leurs estomacs recouverts de l’or des lépreux et dés lors les preux ne sont plus ceux que je crois et je me torche avec un papier de dentelle sans âge, j’hurle que je suis un gueux me déprenant de toute logique, me dégageant de tout fers, mais l’immonde monde tourne et me détourne : des éléphants copulent sur d’immenses terrasses et me piétinent dans ces mêmes latrines, latrines des palais anciens aux parquets et aux sols léchés d’argent briqué.

 

   « D’un ciel qui perd la face au petit matin, quand le sperme des monstres gicle dans l’été, des Nâgas à sept têtes s’enroulent et s’entêtent face à l’ire d’une foule sotte qui ne sait plus lire et n’a plus rien à faire de ses comptes et légendes, délétères les oubliant comme ailleurs le furent les Cabires. »

   « Je me promène dans une vasque brisée en cercles concentriques discontinus, en cercles tantriques dans une vaste porcelaine aux faïences élimées je tourne en rond. Florissant à la lune, me déterminant au soleil, presque noyé dans l’eau des moussons et dans le métal du ciel, pataugeant détrempé dans des flaques boueuses, le squelette hérissé de bourgeons je m’érige en floraison. Mais je manque d’assurance en tout! Mes racines, mes radicelles laiteuses, me sont des membres ruinés! Maigre Aztèque, vieux steak trop cuit au dur soleil pastèque, flasque viande ramollie par la pluie, ruminante plante carnivore high-tech au feuillage sinistré et au vert cramoisi, je me perds oisif les pieds dans mes récifs avec comme seule compagnie ce genre de vers qui rongent en miasmes mes récits.

 

   « Je me promène ivre dans les saccades des tam-tams, dans les moiteurs sourdes de larmes divines et sauvages, sous des torrents d’eaux qui cinglent et ravinent la partition trop lourde d’un Requiem à écrire et à porter. Des iconostases sans églises épèlent d’improbables prières, pèlent et muent en icônes émues mais défraîchies sous mes yeux rougis. Dans les rus qui débordent, d’un cri de Munch j’appelle à me rejoindre Bélial et tous mes amants, et dans les rues qui les bordent des cohortes d’anges gris et blancs agréent et se joignent au bal des manants :

   « Délirant, un des anges, d’une voix brisée, gueule à la gueule des grammaires et des syntaxes qu’il n’existe aucun Orient et aucun Occident dès lors que le Poème va de l’avant et culbute Monsieur Larousse et Papa Dieu en dansant avec Miles et Maman Ella.

 

   « Je me promène, très lent dans le jardin bleu, caressé par deux mains agiles d’argile opiacé. Elles chatouillent mes deux beaux pieds-bots bottés de sept lieux qui m’envolent de mon lit comme une dépouille de fantôme. Je vais à dos de dragon au dessus des dictatures et des démocraties. Des visages de chefs d’Etat me sourient sans dents ou de cents dents plantés sur des tridents dans le vaste champ dévasté des espoirs. Des visages de Chefs, en l’état? de simples épouvantails dans les rizières vertes où a coulé un sang trop rouge, dans des villages autour de feux de pailles où trop de tueries sont partis en mémoire de cendres. Des bâtons d’encens plantés dans mes narines m’enfument et embrument mes yeux décillés, je suis à l’autel, Phnom Chiso, je flotte dans l’orbe mâtine de l’aube qui dessine mes aïeux décimés.

 

   « Je me promène et chantonne allongé dans une charrette branlante, dans une caisse faites en bois de caissettes brocantées dans un vieux marché, une sorte de cercueil d’antiquité soudé en glaise, et crevez pionniers et autres colons. Puis finalement plein d’entrain je saute dans un train! Ça chahute et ça cahote, des putes gentilles veulent m’épouser et piaffent entre elles, ça cahute et les macs chapeautent en riant bien jaune aux seins de leurs anciennes pucelles, comme au bon vieux temps où ils étaient khmers rouges, alors oui! Oui bien sûr et merci! Merci et pas de quoi, je vais y aller, je m’en vais regarder mon ongle re-incarné, les nuages infinis, mon oncle danser, le temps dans les dattes et la vie dans les palmiers, ça ira merci.

 

  « Je déambule, je suis arrivé là où! les berges et les verges ont d’autres clartés, où les vergers donnent d’autres fruits, où chiens fous et chats maigres ne s’ignorent pas, frères damnés affamés.

   «  Je me promène entre les huttes, les cabanes, les taudis, les maisons hautes sur pilotis! Charbons ardents dans les jardins et igloos dans les glacières! On m’hello et je viens et on palabre. Je célèbre un dîner de con dont je suis l’hôte! Chaises musicales au rythme des verres trinqués, ou jeu de genoux sur la table basse où on se passe les mets et les vins ; rires dingues entre deux dengues! Pauvres qui offrent sans compter ou si peu de quoi vous faire chanter pour l’éternité des vers qui quoique boiteux garderont du coffre et l’allure fière, bondieu! L’allure fière comme cette vieille dame édentée, lèvres levées qui me marmonnent une stance d’autre-temps, striant son squelette musclé, corps presque violet, de côtes saillantes et de vieux ossements. Ses quatre-vingt dix annuités, comme une éclipse à l’inverse qui éclaire mes vingt-quatre années boréales d’une lumière pleine d’ellipses.

 

   « Sous mes kromas usés j’extrais moi aussi parfois, de la boue un peu de poème pour mes compagnons de Karma. »*

 

   «  Puis je me promène au petit matin dans le réveil des sens, abandonnant ad vitam pour quelques séances intemporelles la bienséance clown des alexandrins en clones. Khiom tchkourt barang? Je ne sais pas, peut-être. You know toi? On sait quoi d’ailleurs quand on boit un café au laid froid, à six heures du matin au pied du Vat Phnom? Adang? Moi non plus je ne comprends rien à tout ça. Je me contente d’écouter mes alarmes tout en sachant qu’ils disent, qu’il ne faut pas. Qui? Ce n’est pas la peine d’en parler maintenant. Ce n’est pas si important, d’ailleurs, ce qui est important, ce qui ne l’est pas? Qu’est-ce qu’on en a à foutre que les oiseaux qu’ici on libère en payant un dollar, au sifflet de l’appeau retournent dans leurs cages? Ils ont volés, ne serait-ce que cinq minutes... Alors same same envolons-nous aussi, avec des buts différents faisons-nous la malle, une maille à l’endroit et une autre à l’envers ; même pour quelques semaines, quelques jours, quelques minutes, en crescendo et decrescendo promenons-nous et profitons des festins!     

 

   Gourmantine m’avait gourmandé la comprenette, et quelle promenade!

 

   Mais je rouvrais les yeux à un monde un peu plus concret, et comme éclairé me saisissais du téléphone encore hagard, mais fort comme l’est le degré assassin du vin local Hercule !    

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