03 novembre 2007

Solo...

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Charlie Christian n’est pas dans le Larousse de 1992 et peu de gens savent que « Strange Fruit » a été écrit par Lewis Allen. 
Mais par contre Mano Solo on connaît tous, pour peu qu’on ai fait une Fête de l’Huma, qu’on ai fumé un pêt’ avec un bab’ humaniste ou un « Keep Kool » de l’Underground Zen.
C’est bon à écouter, ça se laisse lire, mais « Basta » d’une demi-heure de Léo, personne ne connaît : Ainsi font font font les émotions, et fondent les fondations.

Je suis certes un vieux con branleur de toutes ses imperfections, une jeune chtouille borgne de tous ses rêves
Et ainsi vont les trêves entre deux coups de boules, d’une déprime au vin mauvais, d’une cuite de vaine méchante. 

J’imagine le moindre reproche de ce genre à une heure qui ressemblerait comme deux gouttes d’eaux à une aube : Exagéré et bancal sans les moindres Bacchanales : Que du déplaisir ! Tu te vexerais presque…

Morfondons-nous, ne soyons que plaintes qui se croient complaintes de Tristesses.
Nous sommes si malheureux pauvres de nous !
Libres dans l’horrible livre du Monde.
Mouchoirs !

« Là-haut, dans cette partie de la Ville – celle pourquoi ils sont venus -, le bon air siffloté sous un porche ou s’élevant des cercles et des sillons d’un disque peut changer le temps qu’il fait. De glacé à chaud à frais »

« Jazz » Toni Morrisson.

 Hurlons! Ou tout simplement, alternons des deux et des quatre...

 

02 novembre 2007

" C'est comme ça. "

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Capucine : Nietzsche est mort !
Grillon Parlant : Dieu est mort !

Est-ce Dieu qui dans tout sa mansuétude, a laissé chanté la Capucine sur mon blog de Fourmi Chantante ? Le Grillon l’a mouflé d’un uppercut ! Imaginez… Nietzsche et Céline sur le ring face à Anatole France et Edouard Quinet ?! Le massacre du millénaire et le beau sketch littéraire que ça nous ferait ! Dieu en calotte : « Aime ton Prochain ! » Diable en culotte : « Et Jésus en naissant inventa le Surréalisme ! » Et nous dans tout ça ? On danse le tango sur la piste en trompe-l’œil du Réel. Pom Pom Pom Newton est sonné Ding Ding Dong. Et Dieu en jupette sous celle des évêques du Va-t-il quand, donc le bon bougre vindieu nous laisser patauger dans notre fange ?! Et y gémir heureux ?!

Dieu : Je suis le Jugement !
Un passant : Vous avez mis le pied droit dans une merde, z’êtes mal barré…  

Faisons preuve d’imagination, ça sera toujours ça de pris.

Nous sommes au Royaume du silence. Dans un monastère. Des moines nus sous leur toge, psalmodient à midi avant de se repaître d’un frugal encas. Dieu est là, avec ses champignons sur les pieds et une étoile morte au cul. Il bredouille des insanités que nul n’entend, et s’en amuse le couillon. Ivre un peu il mime la chorale, parodie quelques cantiques, s’amuse de trois ou quatre prières, manque de s’étouffer avec une goulée de Despé’, soit une bière aromatisée à la Tequila. Il imagine les catéchistes en catéchumènes, les branleurs de Foi en dessins de Cirrhose, les bigots brocantés au marché des chapelets et des croix de la Très Sainte Eglise de Lourdes, de la Salette ou de Bethléem. 
Des nonettes gazouillent sous leurs missels. Des enfants de Chœur se masturbent dans les  toilettes de pensionnats, avant d’aller se confesser au prêtre, auquel ils pensaient.

De la perversion comme d’une drôlerie au-delà des analyses.

Dans une abbaye. Transformé en bordel de conversations. Un évêque ivre malgré lui parle avec un soudard sobre sans l’avoir voulu. 

( L’évêque : Mal est mentir
Le soudard : Le mal est mental !
L’évêque : Ton cœur écoutes !
Le Soudard : Il n’est qu’un gruyère sentimental !
L’évêque : Mal est souffrir
Le soudard : Mal est mentir !
L’évêque : Le réel n’est pas un mauvais raout ^^
Le Soudard : Il n’est qu’un pet
X : Il n’est qu’un Prout
Le Soudard : Il n’est que la flatulence du Spleen, un vieil air de déprime. )

Capucine : Merci pour votre bienveillance…
Grillon parlant : Merci pour votre… INSOLENCE. 

 « Et si Dieu existait ?
Il faudrait s’en débarrasser ! »

 

10 juin 2006

Douce Amy

 

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Douce Amy.

Il est inutile de vouloir mettre des barreaux aux pics du soleil, de vouloir enfermer la liberté quand elle s'offre simplement. Il est inutile de vouloir se flageller parce qu'un sourire a manqué ou qu'une maladresse a trébuché sur le dos d'âne de la fatigue. Il est inutile de transformer un silence en vain bavardage de Tristesse. Il est inutile de faire d'un manquement à la bien-séance affective un « drôle de drame » . Il est inutile de gâcher l'Eden en battant de la hanche parce qu'un Adam a dérobé un regard, une attention, une intention. Il est inutile de se dénigrer parce que le temps fait son office et qu'on est toujours perdant. Il est inutile de se dire qu'on s'Aime au reflet TGV pour se rassurer. Mais par dessus-tout, il est inutile de se vouloir utile. Douce Amy, nous sommes fébriles, à fleur de peau, toujours sur la sellette, de la naissance aux morts jusqu'à ce qu'arrive la notre. Il reste, loin des politiques, des sanguinaires, des malfrats et des ordures, des pourris, des morts-vivants, des « borgnes » , des corrompus de toute race et de toute époque, des barbares et des aigris, des censeurs, des éteints, des prolifiques et des morts-nés, des salauds et des salopes ( Pas dans le sens de D. ) des Mauvais, des mesquins et des fanatiques : La liste serait trop longue et jamais exhaustive : Par-delà tous ceux-là il reste les poètes, les musiciens, les amoureux, les libertins, le soleil du Sud et les Nuages lourds de pluie du nord, les montagnes et les cités, les clubs de jazz et le bois ou le fer des scènes de théâtre, il reste les rimes tendres et les assassinats clownesques, les orgies d'Idées absurdes et l'onanisme jouissant des nuits solitaires, les enfants perdus et les parents oniriques, les improvisations sur la grille sans fin de l'humain à jamais incertains, il reste le RIRE de ce qui est noir et les larmes de JOIES des sempiternelles pâleurs : Il reste le swing des guitares, et si tard des cithares : les Trouvères qui aiment à se perdre et les angelots qui aiment à voler des cierges dans des Cathédrales d'autre-monde. Il reste les siestes les après-midi de grosse chaleur, les résistances aux minuits frénétiques, la blancheur chaud/froid exhibée des bonheurs nocturnales. Il reste, toujours quelque chose, qui dépasse le Temps et n'arrive jamais, sans frustrations. Il reste, toujours quelques chose d'intemporel qu'il faut préserver, en Soi et pour l'Autre. Douce Amy, je ne suis qu'un Errant Errant Petit Peter Pan, fragile bloc de swing perdu à la lisière de cristal du Temps qui passe, cherchant toujours à surmonter et à transcender, mais faible face aux larmes : Mes épaules sont trop frêles pour supporter le poids du Monde et encore trop frêle pour supporter trop d'auto-flagellation, d'un corps et d'un visage si beau et lumineux quand le Rire prend le dessus.