10 mai 2009

Quatrième semaine.

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   Quel week-end! Après avoir dormi trois heures la nuit de vendredi, nous allons avec Veng et Sarah prendre un café au Bout du Monde, puis, alors que Sarah s’en va à Kampot, Veng et moi partons pour quatre heures de marche dans la jungle. Au sommet de la colline vue splendide sur la baie de Kep et la Province de Kampot. Le long de la balade, arbres « ancêtres », cigales, salamandres, un écureuil et les cris des singes que je n’aperçois malheureusement pas. Je surnomme ce coin « Butterfly Mountain » car c’est par milliers que des papillons multicolores batifolent. Le microclimat qui règne à Kep nous offre de la pluie environ deux fois par semaine et permet à la végétation luxuriante de conserver cette extraordinaire palette de verts, si particulière et propre aux climats tropicaux. Flamboyants, Palmiers, Arbres du Voyageur, Bananiers, Durians, extravagantes fougères à l’ombre des sources, arbres dont je ne connais pas encore les noms sur lesquels poussent toutes sortes de fleurs et de fruits, certains comestibles mais je ne m’y risque pas encore alors que Veng ne se gêne pas. Je ramasse un rameau de bois cerclé sur lui-même pareil à un serpent qui digérerait, pour la décoration du Caméléon, ainsi qu’une branche comme une béquille ou un bâton de sourcier. Les oiseaux échangent leurs points de vue dans des sonorités auxquels le linguiste animalier que je ne suis pas ne comprend évidemment rien. Puis nous arrivons à la mairie de Kep, ayant je ne sais où raté l’embranchement devant nous ramener au point de départ. De retour au Caméléon un couple attend devant le portail. Un français barbu caché derrière de grosses lunettes de soleil et une jeune cambodgienne. Jef et son amie. Jef qui passe me voir suite aux indications de mon frère. Ce genre de rencontre remet toujours beaucoup de chose en question, voire les pendules à l’heure. Ce baroudeur de soixante-treize ans en est à son quatrième tour du monde en voilier, et en solitaire, excusez du peu. Lucide, il a la répartie et l’intelligence des gens qui ont depuis longtemps abandonné l’idée de poser leurs bagages quelque part et ne sont plus dupes des systèmes politiques. Sarah arrive et nous voyageons dans le train de ses paroles, du Portugal au Canal de Panama, du Brésil à Lhassa, d’îles en îles et de ports en ports. Actuellement son bateau mouille en Malaisie, où il repart demain après quelques mois « à pied » en Thaïlande, au Laos, au Vietnam et au Cambodge. Il force le respect par une modestie et une simplicité non feinte. Combien de rencontres éclairs, de discussions éphémères sur le coin d’un banc, de gens de passages depuis six mois que je vis ici?

   Mais il repart et moi aussi, pas très loin, pour un coq au vin avec Bernard et Reth qui viennent passer leur week-end à Kep. Plaisir des retrouvailles avec ce que je peux appeler maintenant « mon vieil ami ». Puis c’est le rassemblement des troupes au Kep Lodge. Moi et Veng, Sarah, Nassoun, Vincent, Anthony, autour de la piscine, puis à l’intérieur jusqu’au couché du soleil, avant de s’en aller à la première conférence de Jean-Michel Fillipi à « La Mouette » : enfin il se passe quelque chose d’intellectuellement intéressant à Kep!

 

   Conférence, donc, sur une minorité vivant près de Kampot, les Song. Cent dix âmes dont le nom de l’ethnie est le nom d’une maladie de peau… Peau qu’ils ont plus sombres que les khmers et qui les voue à subir un racisme qui les poursuivra jusqu’à aujourd’hui. En effet les cambodgiens méprisent les « peaux noirs » qui sont pour eux la peau des paysans, un comble pour un peuple encore si agricole! Par exemple, les africains ici subissent des pressions permanentes et ne sont, c’est le moins que l’on puisse dire, pas les bienvenus. Plus par a priori, manque d’éducation et de savoir, vieux « démons », que par racisme au sens Occidental du terme. Les blancs au contraire bénéficient d’un a priori positif et la pâleur, voire la « transparence », est le summum esthétique par excellence.

   Jean-Michel commence par un exposé des influences et mutations linguistiques préangkoriens dont j’avouerais n’avoir pas tout suivi, puis enchaîne sur les migrations ethniques et en arrive à l’époque des khmers rouges, dont les Song furent des victimes particulières, les seuls à être intégralement dispersés aux quatre coins du pays. A la « libération » par les Vietnamiens et alors qu’ils retournent à Kampot, toutes les terres qu’ils possédaient et qui leur avait était donné par le roi père en personne ont été spolié et ils se retrouvent alors sans rien. Leur langue s’est « khmérisé » et il ne reste plus qu’une dizaine d’individus la maîtrisant. Ils ne purent jamais vraiment s’intégrer de par une tradition orale propre et des rites et approches « religieuses » très différents de ceux des cambodgiens, concernant aussi bien la vie quotidienne que les mariages, les enterrements. La nourriture elle-même est différente et pour le moins frugale, d’après Jean-Michel qui dû la partager un certains temps en leur compagnie alors qu’il approfondissait son approche linguistique, approche qu’il espère continuer, compléter, pour atteindre environ trois mille mots, recensés et classés. Un des aspects qui m’a le plus marqué, et attristé aussi, est le fait que n’étant pourtant plus qu’une centaine (cent onze précisément) il ne sont soudés par aucune forme de solidarité, se contentent de vivre entre eux, reliés par un chef de village et un « chef » de coutume mais ne se parlant pas ou peu. Ils en sont aussi réduits à une extrême misère, misère dans laquelle ils s’embourbent ne croyant plus du tout en eux. Et ils sont, finalement, voués à disparaître, comme une vingtaine d’autres minorités.

   Il y a sûrement des erreurs dans le résumé que je fais de cette conférence, mais l’essentiel y est et les conditions n’étaient pas idéales! Ou plutôt l’étaient, mais pas d’un point de vue pratique! J-M n’avait pas de micro et sa voix était parfois recouverte par le « bruit » de la mer et du vent. Mais c’était une première et ce ne sera pas la dernière! Je suis incroyablement heureux de connaître cette personne et de le savoir maintenant et « définitivement » installé à Kep, en dehors de ses deux jours de cours à l’université de Phnom Penh. D’autant que le lendemain je le rejoignais à La Mouette après que Bernard m’y ait invité pour siroter un verre de rosé, luxe qui ne se refuse pas. Je profitais de l’occasion pour lui parler de certains aspects de la politique engagée par le gouverneur de Kep qui le réjouirent avec raison et nous conforta dans notre amour pour ce coin du Cambodge. Puis j’enchaînais sur mon idée de lancer une sorte de « fanzine » sur Kep, regroupant des textes littéraires, des textes sur l’histoire de la région, des photos et des dessins et peintures, une tribune « libre » et une chronique de la vie Kepoise, incluant l’évolution de l’école et pourquoi pas des réflexions sur le système éducatif « Tini Tinou ». J’y allais prudemment car Jean-Michel est une « sommité » au Cambodge, vivant ici depuis plus de quinze ans, maîtrisant la langue à la perfection, et plus que cela puisqu’il arrive à intégrer les différences linguistiques propres aux minorités. Mais je le sais amoureux du Cambodge, de Kep, je nous sens sur la même longueur d’ondes, et je possède en l’amitié naissante avec Madame Sambath un atout de poids. Je vais d’ailleurs revenir sur Madame Sambath, avec qui je prends un café tous les matins ou presque et avec qui je discute environ une heure tous ces mêmes matins : mais ceci après la fin du récit de ce week-end, chaque chose en son temps, car après la discussion à La Mouette, je partais avec Bernard voir la maison en construction de Jean-François, qui sera sûrement très belle mais ne m’intéresse pas vraiment.

   Nous allâmes ensuite au Caméléon, et je sens que me monte comme une petite envie, de vous parler un peu plus de cette maison…

   P.S. Photo de moi, d'un jeune bonze, prise dans un temple montagne, au coeur d'une forêt de flamboyants!  

Une des vues prise du balcon de notre "résidence secondaire" :-)

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01 mai 2009

Troisième semaine. (4)

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   Retour sur ce que je disais plus haut, nous avons voulu aller trop vite : non pas un constat d’échec, mais une évidence mise à jour : moi, et Sok avant moi, avons « péché » par emballement. Apprendre le français aux enfants de Phsar Kep est un travail sans méthode officielle. Il faut bien sur le taire, de peur de déplaire, mais si je veux avancer avec eux, il faut que je me mette sérieusement au boulot. Tout ou presque est à reprendre à zéro, et je ne le mets ni sur le dos de mon incompétence dans le domaine de l’enseignement, ni sur leur incapacité à apprendre, pas plus que je ne renie la méthode du Centre Culturel Français ou celle officielle de l’Education Nationale. Voici donc un petit paragraphe comme un bâton pour se faire battre, une réponse aux cris des loups qui surgiront de la forêt touffue des linguistes, un pied de nez peut-être, si vous voulez, aux pédagogues théoriques et aux criticologues spécialistes.  

 

   Les enfants de Psar Kep ne sont pas plus bêtes que vous et moi, mais ils sont les enfants de Psar Kep, in situ : Cambodge. Ils n’ont jamais quitté leur pré carré, terme à prendre au premier degré : un prés carré. Leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs familles, leurs oncles et tantes, cousins et cousines, nièces et neveux, leurs grands parents, et cætera, parlent d’argent, de mariage, regardent des clips hors d’âge ou des films que l’on qualifieraient de navets à défaut de termes plus forts. Ils réparent des mobylettes coréennes ou japonaises, vendent de la ‘viande aux mouches’ et des gaufres dont nous nous régalons, surtout avec du Nutella. Ils sont des artistes de la démerde, du hamac, du coup de pelle tranquille, du mur monté au gré des vents et des coups de chaud. Les enfants participent à tout, font le service, touille le ciment, ondulent la tôle, vissent les vis et scient le bois, bercent les petits frères et donnent le manger aux petites sœurs, rient et pleurent en jouant et en criant à longueur de journée. Ils vont à l’école publique, où il apprennent en répétant ce qu’on leur dit d’apprendre en répétant, surtout sans réfléchir. Toute la journée on les voit, vaquant à ne rien faire ou s’épuisant à le faire doucement.

   (Nota bene : je ne parle pas des cambodgiens en général, mais de ceux, quelques centaines, de Psar Kep.)

   Ils errent, déambulent, et s’il faut piocher piochent mais point trop n’en faut, se reposent. Efficaces mais la langueur est toujours présente. De plus il y a toujours un flic dans la famille, petit trouffion ou faux gradé,  colonel de mon séant ou gendarme dont on devine le grade au tour de taille du bide. Aimables, parfois affables, ils parlent fort et murmurent après, jouent des apparences, n’observent jamais en silence.

   Mais de plus en plus je les aime, autant qu’ils m’exaspèrent parfois, et là on en revient à l’école.

   J’ai accepté ce soir ma défaite provisoire. Non, au bout de deux mois et à raison d’une heure par jour ils ne connaissent pas l’alphabet. La plupart ne savent pas écrire « deux » ou « vingt » et ne connaissent les jours de la semaine que le jour J. Car Sok est allé trop vite, et que je l’ai suivi. Car le français est une langue faîte d’exceptions et que nous n’en avons pas tenu compte dés le début. Car nous avons trop fait répéter et apprendre des mots sans qu’ils sachent comment ils sont construits. Car nous n’avons pas pris en compte qu’ils venaient dans cette école dans un état d’esprit différent que celui qu’ils ont lorsque qu’ils vont à l’école publique, avec un professeur Khmer, dans un cadre obligatoire et avec des « comptes à rendre ». Je suis arrivé avec mes gros sabots de littéraire, d’amoureux du français qui rêvait qu’au bout de quelques mois ils puissent ne serait-ce qu’émettre une variante dans l’écriture d’un dialogue qu’ils avaient appris par cœur, sans le comprendre ou si peu. Pas un seul élève, lors de ma première « évaluation » n’a, par exemple, écrit : je voudrais « trois cocas » au lieu de deux, avec comme réponse : « c’est 4500 riels » au lieu de 3000. Mais des solutions existent, apparaissent avec le temps, et je suis fier de ma trouvaille de ce soir, aussi ridicule puisse-t-elle paraître, au moins s’est-elle avéré efficace. Elle touche au syndrome du « copié », du « soufflé », du groupe solidaire de l’individu isolé, qui m’a tant « exaspéré » : explication.

 

   Ce que je considère comme mon épreuve la plus difficile : leur faire comprendre que lorsque j’interroge un élève ou que je fais une évaluation notée, je me fous du résultat du moment que le résultat vient de l’élève. Soit, qu’un tel ou une telle ait zéro sur vingt ou vingt sur vingt ne « m’intéresse » pas du moment que « un tel » ou « une telle » a zéro ou vingt, tout seul.

   Les rares fois où je suis à deux doigts de perdre patience, c’est lorsque que je fais venir un élève au tableau pour lui demander quelque chose, qu’il sait ou ne sait pas, et que tout le monde souffle, souvent en se trompant, d’ailleurs. Jusqu’à hier, tous mes stratagèmes pour lutter contre cette pratique avaient échoué. Expliquer, crier, rigoler, m’arrêter jusqu’au silence, menacer symboliquement en mimant, rien de rien. Puis il y a eu un déclic. J’ai compris leur principe de solidarité, et j’ai demandé à Veng de leur traduire ceci : « Quand un élève vient au tableau, pour faire un « exercice », si les solutions lui sont soufflées, l’élève reste et fait un second exercice, et s’ils soufflent encore, un troisième, et ce pendant une heure s’il le faut ». Personne n’ayant envie de rester une heure au tableau, ça ne moufte plus quand j’appelle un élève. Ce n’est dans aucun guide de pédagogie, mais ça marche, et ça marche à Psar Kep. Je ne déposerai pas le brevet car à Medellin, Dakar, New York ou Paris, ce « truc » s’avérerait peut-être totalement inefficace. J’ai juste trouvé la faille Ici.

   Pour apprendre une langue étrangère parfaitement opposée à sa langue maternelle il n’y a que deux règles : connaître l’alphabet et son BaBA, et une fois que c’est acquit ne suivre aucune règle, s’adapter et apprendre à faire aimer la langue en question, apprendre à « réfléchir » la langue.

   Je me suis enfin mis au Khmer avant-hier et sérieusement, et je compte bien suivre ses deux règles pour avancer : on en reparle dans quatre mois, mi-juillet…

 

                                                                          ***

 

   Les vaches se meuvent, qu’il vente ou qu’il pleuve

   Je me meut ou m’avache

   Les lézards se lovent autant qu’ils le peuvent

   Je ne me sauve, autant que je sache

   Ailleurs ou avec eux je ne suis pas bravache.

  

                                                                          ***

 

   Ce journal d’une vie ailleurs ne peut se faire sans photos. La littérature est bien trop subjective et pour être honnête ne peut se passer de la compagnie pictural d’instants qui parlent tout seul sans s’écrire. Si j’avais un peintre à mes côtés... Un musicien… Un mime… Un acrobate sans théorie, un danseur ou une danseuse…  Et dire que je voulais faire des cartes postales, et dire que je les ferais peut-être l’année prochaine pour pouvoir vivre ici encore un peu, le plus longtemps possible. Paris me semble si irréel, si absurde.

 

   Je suis un faux philosophe, un faux psychologue, un faux sociologue, un faux écrivain, un faux révolté, un faux poète, un faux professeur, un faux voyageur, un faux amoureux, un faux alcoolique, un faux batteur, tout ce que vous voulez, mais pas un faux-semblant : c’est ce qui me permet de rester vrai contre vents et marées.  

 

   Si je ne dis pas toujours ce que je pense et ne pense pas toujours ce que je dis, je ne dis jamais ce que je ne pense pas et ne fais jamais ce que je ne dis pas. Juste pour information à ceux qui pensent que tout est linéaire.

 

                                                                          ***

 

   Voyager en soi et chez soi n’empêche en rien de voyager ailleurs. Mais voyager ailleurs permet de voyager différemment en Soi.

 

   Il est si triste de perdre le goût de partir, de donner toute son énergie pour pouvoir rester, coûte que coûte assermenter ses œillères, valider son aveuglement, s’assigner à résidence, jouer au contorsionniste dans une boîte trop petite.

 

   Passer sa vie à croire et à dire, mais ne rien faire d’autre que se complaire : dernier lot d’un loto auquel trop de gens ont joué sans le savoir.

 

   De tout faire un drame, de rien quelque chose de si important? Je m’en éloigne de plus en plus…

 

   De l’art de trouver une excuse à tout, poussé à son summum : l’infini des Rêves renié sans même une conscience du Réel.

 

   Pour tant, si peur de ne plus être à la hauteur, depuis si longtemps, alors que Tout est là et l’a toujours été. De la peur de creuser autre chose que sa tombe.

 

   Concevoir l’amitié comme un partage d’égal à égal c’est ne rien connaître à l’amitié. Concevoir l’amour comme une fusion c’est ne rien savoir de l’amour. L’amitié comme l’amour ne sauraient souffrir d’aucune règle, d’aucun raccourci. Et surtout d’aucune conclusion.

 

   L’anarchisme, ce fourre-tout…

 

   L’homosexualité comme une forme d’aristocratie, mais malheureusement une aristocratie trop sensible.

 

   La famille, parfois un fléau dont on ne sait jamais que faire, dont on ne saurait se passer, qui nous pousse et nous bouffe, cet idiome intraduisible. Mais aussi, parfois encore, ce lien indispensable aux racines.  

 

   Eriger la déprime en art c’est refuser l’art et garder la déprime.

 

   Certains poursuivent leurs études comme on chasse le gibier domestique, par peur de ne savoir chasser le gibier sauvage. Le confort de la meute et du fusil.

 

   A ceux qui veulent tout savoir, vous crèverez ignare.

 

   Le suicide est à la vie ce que la mort est au rêve : une abstraction de trop.

 

   Je respecte par-dessus tous les deuils inaccomplis de certains vieillards, qui de rides en rides sculptent leurs visages dans la pierre brute du Vouloir, réservant leurs larmes et leurs rires aux grandes occasions. Nous passons, ils restent : muets ils offrent leur sagesse à nos silences.

 

   Aux vaines agitations des traditions, ne vaut-il pas mieux improviser sur les gammes du présent? « Au clair de la lune » ou « My Favorite Think »?  

 

   Se mentir est d’une facilité déconcertante. Les syndromes conséquents, par contre…

 

   Il y a les amateurs de souffrances et les professionnels de la mélancolie. Je préfère les rêveurs qui en général rajoutent à tout ça une touche de joie, un soupçon de rire, une larme de tristesse, un chouia de poésie, une tonne de vie. 

 

   « Trois heures du matin : ils égorgent un porc. » La souffrance est une répétition sans fin, mais la Joie se renouvelle aussi sans fin!

P.S. Une petite photo volontairement sombre : l'entrée du "Caméléon" de nuit, très... théâtrale!