02 février 2008

Le corps-obus.

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Les canons de la beauté sont d’inexorables injustices. Mais un corps fuse à corps dans la galaxie des fantasmes de la même manière que les détracteurs de la beauté sont d’infernaux cocus dans le cirque des fantasmes.

Du cercle de l’œillet moussu et touffu, à l’ovale phallique de la bombe mâle, le cycle infernal tourne en rond autour des auréoles mystiques et païennes que l’inquisition prenait plaisir à voir danser dans les danses dites des bûchers.

Les fusées du désirs sont en symbiose avec les satellites des silhouettes filantes : Protons, neutrons et autres sentiments « physiques » n’ont qu’à bien tourner et se tenir : Tout est corps et tout est texte, l’amour du plaisir n’est que le cortex bicéphale se proclamant du Vice et de l’Innocence.

Farce et Attrape.

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1.

 

Le bras sèche sans brassard, étendu au hasard. Ténu mais pas détendu, accroché par des pinces à linges il attend la délivrance. Né avide, là nu et livide, le bazar du monde qui lui tourne autour ne lui monte ni à la tête ni même au coude, car il sait qu’il est peu et devra en découdre. Il est un bras candide sous le joug des mâchoires en bois qui l’enserrent : Pièges à loup refermés sur sa chair, peut-être jusqu’au soir.

Le pouls de l'arbre.

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2.

 

Sans attentions particulières aux tensions articulaires, une sculpture prononce le choix de ne rien démontrer tout en montrant tout : Cicatrices et stigmates s’exhibent alors et se délivrent de l’anonymat en dévoilant l’impulse de leur volonté. Bien qu’éphémères ces traces resteront figées pour un bout d’éternité : La peau et l’âme sont parfois comme la poésie, une sorte de marbre souple.

28 janvier 2008

Le gardien des buts (4)

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Comme si la protubérance de mon âme, était descendue de quelques degrés, je me suis fait femme juste le temps de m’en cacher.

Le gardien des buts (5)

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Mais désirant mâle me retrouver, m’assumer comme un mime assume ses silences, je me suis retourné pour montrer d’un jeté de danse, un de mes visages et une de mes démences.

Le gardien des buts (2)

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J’accouchais de leur défiance en moquant leur incompétence, retournais contre eux leurs propres armes en riant à la démence !

Le gardien des buts (3)

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Ils m’offraient un festival de penalties, je leur rendais des arcs-en-ciel rieurs en les renvoyant dans leurs filets ! N’étais-je cette somptueuse volupté à l’encontre des agressions et des agresseurs ? N’étais-je le reflet de leurs propres peurs ? Persona non grata en leur demeure, je devenais pourtant maître des clefs et des sésames, et sur le chemin des dames que je décidais, ils perdaient la tête face à mes charmes. Je transformais la vulgarité du sport en pure esthétique, et tout à leurs triques les porcs devenaient de joyeux petits jouisseurs. Honoris Causa ils me firent docteur, puis arbitre de leurs sueurs, délivrance de leurs cauchemars, fée salvatrice d’un nouveau départ.

Le gardien des buts (1)

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Je jouais un match perdu d’avance mais les couleurs de la défaite porteraient au faîte mes attributs de vaillances et de virilité conquise. Moqueur j’arpentais le terrain avec sur mon visage le masque gracile de l’ironie factice ! J’arrêtais chaque ballon d’un dédain de sourcil, je stoppais chaque attaque d’un déhanché de rein, d’un clin d’œil l’air de rien. Digne sous les bombardements je feintais en douceur. Appréhendant les assauts avec justesse je prenais pour moi et sur moi les obus fallacieux. Je colorais le noir et blanc de leurs guerres avec le pinceau de ma fantaisie, et la lourdeur de leur combat je le peignais avec la distance insoupçonnée de mes douces hérésies.

29 septembre 2007

Exhumation du légume.

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Je ne comprenais pas comment j’étais sorti de terre, qui m’avait exhumé, comment et pourquoi je me retrouvais là. Depuis combien de temps étais-je mort, depuis combien de temps ce corps dont j’avais senti le déclin, puis l’extinction, la fin de son destin, puis le début du festin des vers, se mettait à palpiter de nouveau ? Je sentais mon poul mais aucune cicatrice sur mon cou, aucune trace de corde, aucun coup de pelle. A mes pieds la horde grouillante des insectes omnivores regroupée en une troupe prédatrice semblait abasourdie par ma sortie. Je restais statique, impassible impavide. Que m’arrivait-il, qu’en était-il de l’ordre des choses, de la logique, du fil de la mort que la faucheuse sectionne, rigolarde, avant que Saint Pierre, couturier de haute volée, décide de ce qu'il faille nous recoudre ou pas, selon le poids de nos pêchés dans la Balance du bien et du mal ? A quelle a-temporalité me vouer, et qui sont ces vers thuriféraires de ma résurrection, ces Vers de terre ?!  Pourquoi l’air plein de poussière qui me transperce les poumons circule aussi serein ?! Pourquoi me semble-t-il, comme un soupçon de seconde chance, un début fertile, une vie de poireau en son jardin tranquille ? Mais bien sur que non! Je renaissais juste au combat, celui d’une peau de terre d'où germerait un de ces quatre matins une fleur carnivore.

 

 

Bestiaire.

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L’œuf brisé laisse se pondre pour plus tard un beau coq idiot, qui enfantera une poularde des planches ou un Don Juan Cocorico de la Comédie Française : Ouaf ouaf ! De l’œuf ou de la poule, du coq à l’âne, du chien à l’homme, du kifkif au bourricot, de Darwin à Jésus et de la Terre aux cieux, je vous bénis chers cocus de l’évolution, douces victimes du Suprême adultère, où quand la Fable couche avec le Conte, et que d’un œuf éclos, se mettent à naître des mots sur l’arche de Noé. Androgynie d’une théorie laborieuse, mousseuse extase d’un lichen Requiem : Musique et Rideau.

 

 

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